Le problème de fond
NIS2 ne vous demande pas d’acheter un outil précis. Elle impose de démontrer que vous maîtrisez vos risques cyber, que votre direction en assure la gouvernance et que vous pouvez détecter, qualifier et notifier un incident en quelques heures. Pour cela, il faut connaître son périmètre réseau et savoir qui possède quoi. Beaucoup d’organisations ne le savent pas vraiment.
NIS2 concerne notamment les articles 20 (gouvernance), 21 (mesures de sécurité) et 23 (notification d’incidents). Le règlement d’exécution (UE) 2024/2690 précise des exigences concrètes : inventaire d’actifs classifié, journalisation, droits d’accès, historique des changements. En France, l’ANSSI met à disposition le ReCyF comme point d’appui pratique pendant que la transposition nationale se finalise.
IPAM, CMDB : deux référentiels complémentaires
La CMDB recense les actifs de l’organisation : serveurs, équipements, applications, contrats, responsables. L’IPAM documente le plan d’adressage : préfixes, plages, zones DNS, scopes DHCP, segments réseau. Seuls, chacun reste incomplet. Ensemble, ils forment un inventaire exploitable pour NIS2.
Dans teemIP, cette intégration est native : le modèle de données unifie IPAM et CMDB, ce qui permet de lier directement chaque objet réseau à un équipement, une application, un responsable ou un contrat de service. C’est l’un des avantages les plus concrets pour un programme NIS2.
Ce que IPAM + CMDB apportent à NIS2
L’IPAM enrichit la CMDB avec la réalité réseau : chaque adresse, plage et segment est lié à un équipement, un propriétaire et une criticité. C’est l’alignement le plus direct avec le règlement 2024/2690.
Les logs réseau s’enrichissent des métadonnées IPAM/CMDB : quelle IP, dans quel segment, rattachée à quel service et quel responsable. Les angles morts de journalisation deviennent identifiables.
À partir d’une IP observée dans un SIEM, on remonte via l’IPAM vers le préfixe, puis via la CMDB vers le service affecté, l’équipe propriétaire et l’exposition. Gain direct sur le délai de notification de l’article 23.
Historique des modifications réseau, droits d’accès, exports versionnés, lien entre IP et actif CMDB. Lors d’un contrôle, la chaîne de preuve est documentée de bout en bout.
Où IPAM et CMDB ne suffisent pas
Quatre angles morts à ne pas négliger.
Architecture cible
L’IPAM ne fonctionne pas seul. Il prend sa pleine valeur NIS2 au centre d’un écosystème connecté.
Checklist opérationnelle
- Couvrir tout le périmètre utile dans l’IPAM : on-prem, filiales, cloud, sites distants.
- Lier chaque objet réseau à un actif CMDB : propriétaire, classification, criticité métier.
- Synchroniser l’IPAM avec DNS, DHCP, annuaires et API cloud pour maintenir l’inventaire à jour.
- Tracer tous les changements réseau avec demande, approbation, implémentation et preuve.
- Enrichir le SIEM avec les métadonnées IPAM/CMDB pour accélérer la résolution IP vers service.
- Définir la liste des actifs journalisés et la confronter régulièrement au référentiel IPAM.
- Appliquer RBAC, MFA et revues périodiques sur l’accès à l’IPAM et à la CMDB.
- Organiser un exercice incident complet : alerte SIEM, qualification via IPAM/CMDB, notification NIS2.
Vous voulez évaluer où en est votre périmètre IPAM/CMDB vis-à-vis de NIS2 ?
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